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Est-ce que ça prend un village pour élever un enfant ?

1 février 2018
Par Lydia Alder

 

Quelle est la réalité des familles, comment les parents la perçoivent-ils eux-mêmes et quels sont leurs besoins et leurs difficultés ?

Les parents manquent de temps et ont l’impression de courir et même de se sentir isolés. Ce qui apporte son lot de stress. Pourtant, ce stress se voit considérablement diminué lorsque le parent bénéficie d’un réseau de soutien. En fait 4 à 5 ressources suffisent à diminuer ce stress de façon significative. Les membres de la famille, les amis, les voisins et les organismes communautaires sont des exemples de ressources qui brisent l’isolement, apportent du répit et du soutien.

La plus grande étude sur le bonheur, réalisée à l’Université Harvard, soutient que les personnes les plus heureuses sont celles qui sont le plus en contact avec leur famille, leurs amis et la communauté. La solitude, au contraire, tue. D’ailleurs, le Royaume-Uni vient d’annoncer la création d’un ministère contre la solitude. Selon la Croix-Rouge, la solitude touche plus de 9 millions de personnes dans ce pays.

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, où la famille n’habite souvent pas à proximité, où nos voisins sont souvent des inconnus, un mouvement d’entraide de proximité pour les femmes, Women In Mind, a vu le jour au Québec. En 2016, des Québécoises, mères de famille, ont lancé l’application mobile WIM pour rapprocher les voisines, briser l’isolement, répertorier les ressources et les organismes de quartier et encourager l’entraide. Comme le dit si bien un proverbe africain, « il faut un village pour élever un enfant ».    

Selon Perspective parents, une initiative d’Avenir d’enfants, en collaboration avec l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), basée sur l’Enquête québécoise sur l’expérience des parents d’enfants de 0 à 5 ans (EQEPE) et réalisée en 2015 auprès de près de 15 000 parents ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans :

  • 58 % des parents d’enfants de 0 à 5 ans ont l’impression de courir toute la journée.
  • 35 % disent être physiquement épuisés à l’heure du souper.
  • 24 % d’entre eux considèrent n’être jamais ou rarement soutenus par leur entourage lorsqu’ils n’en peuvent plus.

 

Source :
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/conditions-vie-societe/environnement-familial/eqepe.pdf
http://avenirdenfants.org/Media/PDF/Publications/article_syntheseipp_v2.pdf
http://www.adultdevelopmentstudy.org/

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