Qu’est-ce qui vous touche particulièrement dans votre rôle de ministre de l’Éducation?

C’est la capacité d’influencer le parcours de centaines de milliers, presque un million, de jeunes qui vont décrocher un emploi, décrocher un diplôme à cause de ce qu’ils vivent sur les bancs d’école. 

 

Si on vous demandait de choisir un seul objectif pour le ministère de l’Éducation, quel serait-il et pourquoi? 

Ce serait d’éliminer les inégalités chez les 0-6 ans pour que les jeunes arrivent en première année avec les mêmes chances partout. 

 

Vous êtes père de deux enfants qui fréquentent l’école. Comment ce rôle vous inspire-t-il pour votre travail? 

Je vois souvent dans les cahiers de mes enfants des choses qui sont le reflet des décisions qu’on a prises, et c’est spécial. Mes filles ont participé à la consultation en ligne sur la réforme du cours Éthique et culture religieuse parce que leur professeur trouvait important de réfléchir avec les élèves sur la transformation de ce cours. À d’autres occasions, elles ont réfléchi au rôle des cégeps, parce que ma fille aînée va justement s’inscrire au cégep. Elles ont comparé le système éducatif québécois avec d’autres et ont défini l’importance de cette scolarité. Il y a toute sorte de choses comme ça qui m’amènent à avoir un regard différent. Ça m’en dit beaucoup sur mes filles et sur la perception des professeurs concernant le réseau. 

 

Qu’aimeriez-vous dire aux organismes communautaires dont la mission touche l’éducation? 

Je veux leur dire qu’ils sont comme le filet de sécurité scolaire. Souvent, on voit de jeunes adultes qui vont dans les organismes communautaires, réussissent des cours et finissent par décrocher des attestations, des qualifications, et même des diplômes. Ils n’auraient jamais pu le faire dans un réseau traditionnel. C’est une autre façon d’apprendre qui permet à des jeunes de se réaliser.